Arbitrage

On ne donnerait pas une idée fausse de la philosophie en disant qu’elle arbitre le duel qui oppose dans la connaissance le sujet connaissant et l’objet connu. Ce duel peut se conclure par le primat total de l’un des termes sur l’autre. Quand l’objet l’emporte totalement sur le sujet, on parle de réalisme absolu. C’est la philosophie adoptée implicitement — et même inconsciemment — par les scientifiques. Selon cette vue, la rationalité est le privilège exclusif du monde extérieur. Les choses sont totalement rationnelles ; elles sont rationnelles jusqu’à l’os, bien que d’une façon de plus en plus subtile et fine à mesure que l’on pénètre leur structure. Toute l’irrationalité se trouve du côté du sujet connaissant, magma grouillant d’ignorances, de superstitions, affections et autres formes de vésanies. L’histoire de la science n’est que celle de l’autonettoyage du sujet qui doit à force de discipline se débarrasser de tout ce fatras pour devenir totalement transparent à l’ordre du monde. A l’opposé de ce réalisme absolu, l’idéalisme absolu — d’un Malebranche ou d’un Berkeley — dénie toute espèce de réalité au monde extérieur. Les choses n’ont d’existence qu’autant qu’elles sont perçues («esse est percipi») et leurs qualités découlent entièrement de l’activité du sujet. Toutes les théories philosophiques de la connaissance se situent quelque part entre ces deux extrêmes.

Arbitrage. Michel Tournier, « Jules Verne ou le bonheur enfoui ».

Commentaires 6

  • Bonjour,

    Voici déjà deux fois que je vous contacte sur l’adresse mail précisée dans votre page « contact » en vue d’obtenir le retrait de votre page liens/voyance du site Approche Humaine de la Cartomancie et la Tarologie ainsi que de son descriptif.

    N’ayant à cette heure encore reçu aucune réponse alors que ma première demande remonte à bientôt 3 semaines, je me permets de faire une dernière tentative via les commentaires de votre blog avant de contacter votre hébergeur en vue d’obtenir des coordonnées postales auxquelles adresser ma requête.

    Vous disposez de mon adresse mail puisque je l’ai introduite dans ce formulaire.
    Par avance, je vous remercie de votre réponse.

  • Bonjour,

    A ce jour, je n’ai pas reçu vos courriers, mais je pense que mon e-mail de contact a quelques petits soucis. Je vais retirer immédiatement ce lien.

    Cordialement,

    Mel

  • Bonjour,

    De mon côté, ne voyant aucune autre méthode pour vous contacter, j’étais contrarié de ne recevoir aucune réponse. Mais puisqu’il s’agit visiblement d’un souci technique, ce n’est pas grave.

    Je vous remercie d’avoir bien voulu accéder à ma demande et souhaite une bonne continuation à votre site.

    Bien cordialement,
    S. Laurent

  • «  » »Quand l’objet l’emporte totalement sur le sujet, on parle de réalisme absolu. C’est la philosophie adoptée implicitement — et même inconsciemment — par les scientifiques. » » »
    Hum… Considérer l’éxistence d’une réalité commune et être réaliste dans le sens de l’acceptation de relations rationnelles de causes à effet comme seule « vérité » ou réalité, celà ne veux pas dire que l’on considère que l’on est, par exemple, capable de les comprendre, ces relations. Ou qu’un ordre métaphysique n’est pas derrière. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas une position exclusive, au sens le plus basique du terme « exclusif ».

    Considérer que les choses ont des causes, et qu’elles sont « rationnelles » ne doit absoluement pas être confondu avec ce qu’on appel le « rationnel » chez l’individu. L’opposition entre un monde rationnel et un individu irrationnel ne se fait pas sur le terrain des causes et des effets; la plupart des philosophes matérialistes considère l’individu comme suivant la même logique que le monde dans son fonctionnement mécanique. Ici l’irrationnel chez l’individu est plutôt désigné comme sa capacité de choix qui lorsqu’elle ne prend pas origine dans une réflexion est considéré comme néfaste. Il y a je pense confusion sur l’usage du terme rationnel; divisersifiez le vocabulaire employé et les possibilités d’agencement métaphysique s’étendent aussi.

    Qui plus est, ce rationnalisme est très souvent idéaliste. L’existence du sujet comme « objet » n’implique pas que ce sujet soit incapable d’idéal ou de création de valeur.
    L’idéalisme n’est pas le triomphe du sujet. Le seul triomphe du sujet historique en philosophie, schopenhauer le démonte au début du « Monde… » et c’est une position qui n’a jamais fait grand bruit. Schopenhauer qui est d’ailleurs très « rationnel » dans sa conception du monde, jusque dans celle du sujet, qui n’est pourtant pas chez lui considéré comme objet.

    Bref, c’est beaucoup plus compliqué qu’on le dit ici, et je n’aime pas les gens qui prétendent « résumer » la philosophie – ou quoi que ce soit d’autre – à ce qu’il en savent.

    … Je ne pense pas être très clair.

  • Le réalisme est avant tout une subjectivité transformé dans le devenir, ou le un et le deux ne font que trois, et ceci est la verte étendue ou plaine des possibles. Si l’on suggère à l’éon qu’il ne manque pas, alors l’on tend à le faire manquer, et on avance à reculons certes mais l’on avance. Le un génère le deux, le deux le trois et le trois l’infini (au sens quantitatif) ce qui est Un possible. Le mimétisme créé le sentiment, ah bah non là j’ai solfège, oui mais tu sais l’oliphant bleu pourvoira tu le sais…, bref des fuites ou des contours, mais jamais des chutes, on perd du temps. Le plus simple c’est d’y aller franc du collier, avec tact et simplicité. N’est ce pas que l’observateur perturbe l’expérience, mais si tout est focus en potentiel n’est pas ce une réalité subjective que cette prise de conscience, verte est la figure de l’effroi mais aussi celle de l’espoir, dans la tiote boîte. Le mythe de Pandora, cette créature divine qui ne laisse que l’Espoir au bout de la chaîne, n’est ce pas l’Espoir qui a germé dans le doute, et le doute a laisser l’imaginaire brosser des palettes de toutes couleurs, non comment! mais au final, l’espoir est confronté a ses visions, c’était peut être pas la peine d’en faire autant, oui ben bon c’est fait, on recycle, il y a aussi de la très grande Vertu la dedans. Le nombre d’ombre et de haine se nourrit jusqu’a ce que satiété soit atteinte et luise le pouvoir de la lumière, bien certain que, ayant tester le côté not very smart isnt’it, le bien le confort, le confort d’accepter d’aimer l’autre et soi même sont les seuls garants de la teufs, tranquilles, encore un mojito fraise!!!

    C’est sûr que du côté des deux miroirs, ou des deux côtés du miroir c’est rageant de s’entendre dire le spikiâtre a quelque chose à te demander et puis la falaise de granit qui pointe, pas de panique la cop21 est pleine, bref celui qui broie noir ocre et sang pour dire c’est merveilleux flûte, soyez indigents en tout sauf en amour, ça fait un peu mal, mais bon, tout tendra à s’améliorer au rayons infinis des beaux Soleils de jour ou de nuit.

    On a tous ce drame en nous de vouloir donner le meilleur de soi, et patatra, je chute dans ma vilénie, dans tel égoisme putride, c’est une porte, là où réside le pire est une graine pure qu’il faut faire germer pour que le beau lotus s’éveille à la soif de lumière et d’eau, il faut saisir le bon fil et laisser les autres faner.

    Aloha!

    Bref on fulmine

  • Merde je suis en retard de 4 jours sur aloha temple. C’est un pur hasard.

    J’aime bien boire un pu’er et vapoter un coup en visionnant vos écrits.

    Je ne comprends rien de toute façon.

    Je n’ai jamais eu à vivre dans la séparation de la vie qui est vécue et de la vie qui est perçue. Pourquoi arbitrer alors qu’il n’y a pas de conflits.

    Comme une amie disait : suma scientis nilscrire

    Olalema

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