La Kabbale d’Isaac Louria

Ari, le Lion, est l’un des plus grands kabbalistes de la Renaissance et son influence est encore perceptible de nos jours. Sa pensée originale, sa cosmologie et sa cosmogonie, sa théorie des Parzufim et du Tsimtsoum restent des incontournables de l’étude de la Kabbale.

Du Tsimtsoum au bris des vases, à l’oeuvre de Tikkoun – nécessaire réintégration de la plénitude de Dieu et de la Création, Louria nous propose une relecture de la Genèse, de l’homme et de son rapport avec Dieu.

En ce sens, comprendre ou s’efforcer de comprendre l’oeuvre de Louria, c’est s’appliquer à appréhender la marche de notre monde, celle de l’histoire, le lien entre Dieu et sa Création, entre Dieu et les hommes.

Ce livre a pour but de mieux faire connaître la Kabbale lourianique dérivant des enseignements du Ari, Rabbi Isaac Louria. Il contient une présentation du Ari et de son système, des textes basés sur ses réflexions kabbalistiques ainsi que des éléments sur la méditation telle qu’enseignée par le Ari.

« Entre le Créateur et le créé (les aspects de la spiritualité en général a contrario de la création physique) il y a un niveau intermédiaire sur lequel il est dit « Vous êtes les enfants de Dieu votre Seigneur… ». Ici, une petite étincelle de la divinité, provenant des niveaux les plus bas du Créateur, s’est revêtue d’une simple étincelle de la potentialité créée… Au sein de cette étincelle, appelée Ye’hida, se trouvent les racines des quatre niveaux de la spiritualité : Nefesh, Rua’h, Neshamah et ‘Hayah » (Etz ‘Haim, shaar 42, chap 1).

Extrait du chapitre II, Le système lourianique :

« Alors que la tendance à comprendre l’origine divine du monde en terme de création temporelle ex nihilo était répandue dans le monde juif, Louria appréhendait le premier verset de la Genèse dans son sens premier : « Lorsque Élohim créa les cieux et la terre, la terre était sans forme ». La création est donc issue de l’activité de Dieu dans et sur la matière primordiale. Pour Louria, la question était alors : d’où provenait cette matière primordiale ? Si Dieu est omnipotent et omniprésent, sans limite et éternel, alors d’où provient la matière primordiale qui est à la base de notre univers ? Peut-on même imaginer un chaos résidant en dehors du sein de Dieu ?

Louria enseigne à ce sujet sa célèbre théorie kabbalistique du Tsimtsoum ou retrait de Dieu en lui-même afin d’expliquer la création de l’univers.

Il y a tout d’abord l’Ain-Sof, l’Infini et sans limites, l’inconnaissable source de toutes les émanations et de toutes les différenciations. Ain-Sof ne peut être lié à une quelconque chaîne d’émanations progressives telle que représentée par l’Arbre de Vie des Sephiroth.

Selon Luzzatto : « En-Sof est la Volonté telle qu’Il aurait pu la vouloir, celle qui n’a ni terme ni mesure, ni fin ; les Sephiroth sont ce qu’Il a voulu avec limite et qui constitue des attributs particuliers qu’Il a voulus ».

Ce n’est pas la Cause première, car il est en dehors de toute causalité et donc sans relation avec les choses du monde fini. En ce sens, il y a un gouffre entre le Non Manifesté et toutes autres formes de manifestation. De l’Ain-Sof ne peut rien émaner, et il n’y a aucune place pour d’autre chose que Lui.

« Avant la Création, il n’y avait que l’infini Or Ain Sof emplissant tout ce qui existe. Lorsqu’il émergea dans la Volonté de Dieu de créer les mondes et d’émaner l’émané… Il se contracta Lui-même (tsimtsoum) en un Point au centre de Sa lumière. Il restreint cette lumière, l’éloignant des côtés entourant le point central, afin qu’il ne reste qu’un vide… Après ce tsimtsoum… Il tira vers le bas à partir de Or Ain Sof, un rayon de lumière de Sa lumière entourant le vide de l’en haut vers l’en bas dans le vide… Dans l’espace de ce vide, Il émana, créa, forma et fit tous les mondes » (Etz ‘Haim, Heichal A’’K anaf 2).

La première phase qui marque le début de l’existence manifestée est le Tsimtsoum, la contraction, le retrait de Dieu d’un lieu, « l’entrée de Dieu en Lui-même », une limitation du divin au travers d’un enfermement. Par rapport à l’infini, l’espace du retrait n’est qu’un point, et ce point est Tehiru, l’espace primordial… »

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